Franci’Liens juillet-août 2016 : Focus – Relations avec les collectivités locales, à l’aube d’une nouvelle politique

Terre de Liens Île-de-France accompagne des collectivités désireuses de voir s’implanter des projets agricoles biologiques sur leur territoire. Ces acteurs sont des partenaires importants pour l’association qui, en plus de la mise en œuvre de projets concrets, peut y voir de nouvelles sources de financements.

À un moment où son modèle économique est à un tournant, Terre de Liens Île-de-France pourrait répondre à des marchés publics et ainsi se faire rémunérer pour des prestations. Pourtant, elle souhaite progressivement favoriser la mise en place de conventions. Mais quelles différences ? quels objectifs ? de quelle manière ?

Répondant davantage à sa philosophie d’acteur économique non marchand, le conventionnement constitue la nouvelle épine dorsale de la politique de développement de l’association régionale. Tout en levant l’un des verrous auxquels les structures associatives se trouvent classiquement soumises – au-delà d’un certain niveau de chiffre d’affaires, leurs prestations sont assujetties à la TVA –, la pratique a l’avantage d’inciter les collectivités sollicitées à mieux formaliser et matérialiser les engagements de chacune des parties. Leurs mises en place nécessitent un temps de discussion long avec les services des collectivités et avec les élus. Ce temps peut être soumis aux aléas des calendriers électoraux et c’est alors difficile pour l’association d’avoir une visibilité convention photo 2sur ses ressources potentielles.

Récemment, l’association a signé une convention avec l’Agglomération de Cergy-Pontoise (95) en faveur de l’installation d’agriculteurs ; elle fait suite à une expérience avec l’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines qui avait pris la forme d’une prestation. D’autres projets de conventions sont en cours (en Essonne et Seine-et-Marne), visant toujours le développement des installations agricoles, de la formation des citoyens et des élus locaux. Leur mise en œuvre, à l’horizon 2017, dépend encore des processus de consultation politiques.

Pour choisir ses partenaires, Terre de Liens IdF s’appuie sur son réseau de bénévoles qui, au moyen de « groupes locaux », identifient et démarchent des territoires susceptibles d’accueillir des paysans ou de concevoir des actions citoyennes. Compte tenu de la géographie de la région, les nouvelles terres d’élections sont naturellement davantage situées dans ses confins, même si les collectivités dites « périurbaines » sont sensibles à l’objet de Terre de Liens, d’autant qu’elles disposent souvent de foncier initialement destiné à être urbanisé mais qui, parfois, peut être redonné à l’activité agricole.

L’association espère que ces conventions permettront de pallier pour partie la baisse probable de la subvention venant du Conseil régional d’Île-de-France.

 

Ecrire un commentaire

Please enter your name

Champ obligatoire

Please enter a valid email address

Champ obligatoire

Please enter your message

Terre de Liens Ile-de-France © 2018

Réalisé par Nicolas Sawicki pour Terre de liens IDF | Propulsé par WordPress