Franci’Liens janv/fev : Les circuits courts

Pour le ministère de l’Agriculture, un circuit court est « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire ».
En direct, ce peut être : vente à la ferme (50 % des producteurs en circuit court), cueillette, ferme auberge, vente collective, marché, tournée, vente par correspondance ou Internet, foires et salons, AMAP, groupement d’achat, distributeur automatique. La vente indirecte se fait dans des boutiques (de proximité ou sur Internet) ou en restauration, traditionnelle ou collective.

Disparition… et réapparition
Les circuits courts dominent jusqu’au milieu du xxe siècle : villageois et habitants des bourgs vont à la ferme ; dans les villes, les paysans écoulent leur production au marché et livrent les commerçants.
La première centrale d’achats est créée en 1930. Urbanisation, transports faciles, grande distribution (aujourd’hui les 2/3 du marché alimentaire) étouffent les circuits courts. Mais ces derniers regagnent de l’intérêt depuis les années 2000.
Les enjeux du développement durable et les crises alimentaires ravivent le besoin de circuits courts (7 % des achats alimentaires en France en 2010). L’Ademe y voit « une opportunité économique non négligeable, que ce soit pour le producteur (sécurisation de son modèle économique), le consommateur (prix ajusté au coût réel) ou un territoire (création d’emplois locaux) ». 21 % des agriculteurs (50 % en bio) vendent tout ou partie de leur production en circuit court.

marché de Paris crédit photo TDL

Un mieux économique et social
Les circuits courts remettent en contact clients et producteurs, offrant une transparence sur la provenance, les prix et les modes de production, et des produits plus frais et d’un meilleur rapport qualité-prix.
Ils favorisent les pratiques écologiques (plus grand nombre de variétés, moins d’intrants, moins d’emballages). La chaîne de distribution simplifiée fait bénéficier le paysan d’une meilleure marge, sans délai de paiement. L’effet est positif sur l’emploi salarié et les candidatures à l’installation paysanne. Les circuits courts permettent le maintien d’une agriculture locale.
La faiblesse du circuit court reste le transport. La camionnette à moitié remplie n’est pas plus économe que le porte-conteneur international ni que le poids lourd pleinement chargé. Mais il faut raisonner sur tous les critères environnementaux y compris les intrants ou les autres pollutions, ainsi que les avantages sociaux…

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