Franci’Liens décembre-janvier : focus – à la recherche de nouvelles ressources

Michel Vampouille, administrateur de l’association, nous a accordé un entretien sur la situation financière de Terre de liens Île-de-France. Un projet de réduction des fonds accordés par la région Île-de-France au titre du développement de l’agriculture biologique (« Plan bio ») la place dans une période de turbulences. Comme les autres entités du pôle Abiosol, elle bénéficiait jusqu’alors d’une subvention annuelle, représentant dans son cas quelque cent mille euros. Si la nouvelle orientation est adoptée lors du vote prévu pour la fin janvier, elle pourrait être réduite à néant.

Pour mémoire, la région couvrait jusqu’en 2016, avec les départements, environ 50 % des besoins de fonctionnement, et 80 % avec les subsides apportés par l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Sans nouvelles ressources, un éventuel retrait de la collectivité régionale compromettrait inévitablement la viabilité de l’association dès 2018.

Le conseil d’administration a approuvé, face à cet écueil qui menace d’autres associations territoriales, une intensification de la recherche de nouveaux financements. Initiées il y a trois ans, les premières réflexions en ce sens ont heureusement déjà permis de nouer de nouveaux partenariats rémunérateurs – au terme d’un appel d’offres, avec la Direction régionale interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRIAAF) ; après la signature de nouvelles conventions, avec Eau de Paris et des communautés de communes (Cergy-Pontoise, Moussy-le-Neuf, Cœur d’Essonne) pour le développement d’actions de formation ou de sensibilisation.

Impulsé grâce aux conseils de Nicole, qui a rejoint l’association dans le cadre d’un « mécénat de compétences » (voir son portrait), le « mécénat territorial » devrait constituer un deuxième levier. Une sensible augmentation du nombre d’adhérents, actuellement de six cents après une année 2016 remarquable, constituerait une troisième ressource, tout en contribuant à accroître la notoriété du Mouvement.

Malgré ces prometteuses perspectives, Michel Vampouille reste inquiet face au désintérêt du nouvel exécutif régional pour le savoir-faire acquis par le Mouvement dans l’accompagnement de paysans et pour les cercles économiques vertueux créés par les installations. Si la mise à l’écart de Terre de Liens est confirmée, aucune autre structure ne sera en mesure, même dans le giron des chambres d’agriculture, de répondre aux nouveaux appels d’offres régionaux avec la même efficacité.

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