Eclairage de fond : qu’est-ce que l’on mange ? Marie Paule Dousset.

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pour tous ceux qui ne sont pas encore adhérents d’une Amap, qui n’ont pas la chance d’avoir une ferme bio sur le trajet boulot-dodo, de pouvoir se libérer le jeudi matin pour aller au marché, le label et les marques, mentions, signatures, cachets, logos… pallient l’absence de contacts directs, d’échanges de paroles, d’informations. Le problème est de les reconnaître pour pouvoir trier ceux qui valident surplus de travail, recherche de qualité, pratiques contraignantes des… autres ! Car, si seul le règlement européen a valeur de cahier des charges pour l’agriculture biologique, nul n’empêche quiconque de créer un cahier des charges privé.

Les labels

D’abord, il convient de séparer le label des autres appellations. Le label, agréé par les pouvoirs publics, est une information objective sur la méthode de fabrication ou d’élevage d’un produit. Il existe cinq labels alimentaires en France, répondant chacun à un cahier des charges indépendant spécifiant l’origine et/ou la fabrication et/ou l’implantation géographique… : l’agriculture biologique (AB), les appellations d’origine contrôlée ou protégée (AOC ou AOP), le Label rouge, les indications géographiques protégées (IGP), les spécialités traditionnelles garanties (STG). Pour les différencier, évidemment, tout est dans le « et/ou » ! Entre l’AB qui réglemente très sévèrement l’utilisation d’ OGM, limite la plupart des additifs lors des transformations et les  antibiotiques dans le soin des animaux,  interdit la transplantation d’embryons, les édulcorants, les irradiations, limite ses apports de pesticides… et la STG, qui indique qu’un produit suit une recette  ou un mode de production traditionnels, le et/ou fait un très grand écart !

Les marques issues d’association

L’univers bio a aussi des marques qualitatives, issues d’associations d’agriculteurs et de transformateurs bio :  Nature & Progrès, Demeter et Bio-Cohérence. Elles signent un bio plus exigeants que celui du cahier des charges AB avec des critères variés comme la dimension sociale, une technique agricole particulière comme la biodynamie … Leurs cahiers des charges sont contrôlés par des organismes indépendants ou des consommateurs.

Les certificateurs

Pour faire constater le suivi de leur cahier des charges, les agriculteurs et transformateurs revendiquant l’AB, Nature & Progrès, Demeter, Bio-Cohérence font appel à un organisme certificateur. En 2014, huit ont reçu l’agrément de l’Etat leur permettant d’exercer officiellement cette fonction : Agrocert, Bureau Alpes Contrôles, Bureau Véritas Certification France (ex- qualité France), Certipaq, Certis, Certisud, Ecocert. Le logo Ecocert par exemple ne signifie pas « plus bio que bio », mais simplement que le produit a été contrôlé conforme aux cahiers des charges de l’AB par cette entreprise certifiée.

Bon appétit !

 

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